Volume 1, Number 2 (August 1995)

Article Abstracts / Résumés des Articles


Contents:


The translations from English are courtesy of William Winder, Department of French, University of British Columbia.

The Texts of Troilus and Cressida

W.L. Godshalk
University of Cincinnati

This paper attempts to separate what we really know from what we think we know about the texts of Troilus and Cressida. In the past sixty-five or seventy years, a succession of stories that have little or no basis in fact have grown up around the play and its texts. These stories are interesting and, indeed, fascinating as fictions, but they should be carefully distinguished from the very few facts that we really know. In Part I of this paper, I will review and question these stories, and, in Part II, I will offer several hypotheses that concern the copy for the Folio text, the differences between the Quarto and the Folio, and the stage directions in the two texts. I offer these hypotheses as the basis for further research and discussion.


Les Textes de Troilus and Cressida

W.L. Godshalk
University of Cincinnati

Dans cet article nous cherchons à faire la part entre ce que nous savons en fait des textes de Troilus and Cressida et ce que nous croyons en savoir. Depuis soixante-cinq ou soixante-dix ans, une série d'histoires qui n'ont que peu ou aucun rapport aux faits se sont développées autour de la pièce et de ses textes. Ces histoires sont intéressantes et même fascinantes en tant que fiction, mais il faut les distinguer soigneusement des quelques faits que nous savons véritablement. Dans la Partie I de cet article, je passe en revue ces histoires et les mets en question. Dans la Partie II, j'offrirai plusieurs hypothèses qui concernent la copie pour le texte Folio, les différences entre le Quarto et le Folio et les didascalies des deux textes. Je propose ces hypothèses comme point de départ de la discussion et de la recherche à venir.


"Not Onely a Pastour, but a Lawyer also": George Herbert's Vision of Stuart Magistracy

Jeffrey Powers-Beck
East Tennessee State University

"Justice is the ground of charity" sermonized George Herbert in his Country Parson. In fact, Herbert examined judicial matters throughout his pastoral manual, discussing the quarrels of "country people," the crimes of "Rogues," the duties and abuses of Justices of the Peace, and the country parson's persistent concern with justice in his parish. In one striking passage, Herbert argues that it is just and charitable for parishioners to defame criminals: "For in infamy, all are executioners, and the Law gives a malefactour to all to be defamed. . . . Besides, it concerns the Common-Wealth, that Rogues should be known, and Charity to the publick hath the precedence of private charity" (287). This grim regard for justice, indeed, involved much more than the country parson's care for his parishioners' souls: it concerned the judicial offices and official discourses that exercised state power in the Stuart countryside. Yet until rather recently in studies of George Herbert's work, the subject of justice has been a purely spiritual matter, referring to justitia Dei and little else. In Love Known (1983), for example, Richard Strier prefaced his theological reading of Herbert's 'Justice (II)' with an account of Luther's recognition that God's righteousness means to the Christian not a severe standard of punishment, but a gift of justifying faith (116 ff.). Similarly, in Reformation Theology: The Religion of George Herbert (1985), Gene Veith interpreted "Justice (II)" as a theological recognition of the contrast between "the prospect of a horrible judgment [by God] and the release from fear through the imputation of Christ" (76). While these readings of the poem are generally convincing, they are also, like much Protestant Poetics criticism, unfortunately narrow. They focus so keenly on the soteriological meanings of justice that they neglect to see its possible secular meanings.


"Not Onely a Pastour, but a Lawyer also": La Vision qu'avait George Herbert de la magistrature des Stuart

Jeffrey Powers-Beck
East Tennessee State University

"La justice est le fondement de la charité" prêchait George Herbert dans son Country Parson. En fait, Herbert examina les affaires judiciaires partout dans son manuel pastoral, en discutant des querelles des "campagnards", des crimes des "voyous", des devoirs et des abus des magistrats et du souci constant qu'avait le pasteur de campagne pour la justice dans sa paroisse. Dans un passage singulier, Herbert affirme qu'il est juste et charitable que ses paroissiens diffament les criminels : "Car dans l'infamie, tout un chacun est bourreau, et la Loi donne à tout le monde un Malfaiteur à être diffamé.... D'ailleurs, cela appartient au Bien Commun que les Voyous soient reconnus, et que la charité destinée au public ait priorité sur celle de l'individu" (287). Ce respect inflexible pour la justice impliquait beaucoup plus que le simple souci qu'avait le pasteur pour les âmes de ses paroissiens : cela concernait les postes judiciaires et les discours officiels par lesquels s'exprimait le pouvoir politique de l'état dans la campagne Stuart. Et pourtant jusqu'à très récemment dans les études de l'oeuvre de George Herbert le sujet de la justice a été traité comme une question purement spirituelle, liée presque exclusivement à la justitia Dei. Dans Love Known (1983), par exemple, Richard Strier donne dans la préface à sa lecture du "Justice (II)" de Herbert une interprétation de la réalisation qu'a Luther que la reconnaissance de la vertu de Dieu est comprise par le chrétien non pas comme l'étalon sévère d'un châtiment, mais plutôt comme le don d'une foi justificatrice (116 ff.). De façon semblable, dans Reformation Theology: The Religion of George Herbert (1985), Gene Veith a interprété "Justice (II)" comme une reconnaissance du contraste qui existe entre "la menace d'un jugement horrible [par Dieu] et la fin de la peur par l'imputation du Christ" (76). Bien que ces lectures du poème soient en général convaincantes, elles sont également, comme beaucoup de la critique dite Poétique Protestante, trop étroites. Ces auteurs sont si pris par les sens sotériologies de la justice qu'ils oublient ses sens séculaires possibles.


From Book to Screen: A Window on Renaissance Electronic Texts

Michael Best
University of Victoria, BC

A good place to start is the obvious: a computer screen is nothing like a book. The book is a wonderfully rich source of stimulus; as we read we are guided by visual signals provided by the type and perhaps by images, and as we progress we receive the regular reward of turning pages, pages which have a satisfyingly three-dimensional existence, and which even smell good. The computer provides a two-dimensional screen that displays text and graphics in a very similar manner, but there is far less sensual feedback for the reader. Much of the energy that goes into the development and design of electronic texts is spent on recreating the kinds of expectations and rewards that readers of books are used to; the danger is that the new medium will become limited by its predecessor, and that the screen will simply be seen as a poor imitation of the original book.


Du livre à l'écran: Une fenêtre sur les textes électroniques de la Renaissance

Michael Best
University of Victoria, BC

Un bon point de départ, c'est l'évidence même: l'écran de l'ordinateur n'a rien d'un livre. Le livre offre une riche palette de sensations; lors de la lecture nous sommes guidés par les signaux visuels donnés par la police des caractères et peut-être par des images, et pendant qu'on avance on reçoit la récompense régulière de tourner les pages, pages qui ont trois dimensions rassurantes et agréables, et même qui sentent bon. L'ordinateur offre un écran à deux dimensions qui affiche du texte et des images presque de la même manière, mais il y a beaucoup moins de stimulation sensorielle pour le lecteur. Beaucoup de l'énergie destinée au développement et à la conception des textes électroniques va dans la simulation des types d'attentes et de récompenses auxquels les lecteurs de livres sont habitués ; le danger est que le nouveau média sera limité par son prédécesseur, et que l'écran sera vu simplement comme une image dégradée du livre original.



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[WW, RGS; August 31, 1995; rev. Sept. 7, 1995].