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L'histoire des premières années de Plamondonville (1908-1920)

Le 16 juillet 1908, le premier contingent de Morinville est parti à la recherche de nouvelles fermes. À cette époque, des immigrants francophones avaient quitté le Québec vers les États-Unis où ils se sont établis dans la petite communauté de Provemont, au Michigan.

Après plusieurs années à être établis sur une terre, les pionniers français désiraient agrandir leurs fermes, les jugeant désormais trop petites pour abriter leur famille grandissante. Ils estimaient d'autant plus qu'il leur serait difficile au coeur de cette région anglophone de préserver leur héritage français. Fils de Joseph Plamondon, Isidore, qui travaillait sur une petite ferme près de Lacombe en Alberta, décida alors d'écrire des lettres pleines d'enthousiasme afin de convaincre son père et ses comparses francophones de venir voir ce que l'Ouest canadien avait à leur offrir. Les paroles d'Isidore étaient les suivantes : « Papa, j'ai trouvé le plus beau pays! J'ai voyagé beaucoup et il n'y a rien qui peut être comparé à cette province formidable! Qu'est-ce qu'un jeune homme peut faire sur une petite ferme comme celle à Provemont? En Alberta, on peut prendre une nouvelle ferme de 160 acres pour 10,00 $!»

Isidore Plamondon n'était pas le seul à louanger l'Ouest canadien; les missionnaires de Provemont encouragaient aussi les catholiques francophones du Michigan à aller s'établir dans l'ouest du pays. Cet endroit leur permettait de conserver leur langue, leur héritage et leur religion pour ainsi les transmettre à leur descendance.

Au printemps de 1907, Joseph, John Lamie, Joe Harpe et Grégoire Bélanger, accompagné de ses deux fils, sont partis de Provemont pour se rendre à Morinville en Alberta. Ils sont demeurés trois mois dans cette province qu'Isidore décrivait comme étant la « terre promise ». D'autres membres du groupe sont restés pour leur part jusqu'à l'année suivante. À son retour à Provemont, Joseph Plamondon a encouragé plusieurs résidants à migrer vers l'ouest du Canada, dans la province de l'Alberta. Les habitants francophones de Provemont étaient toutefois inquiets de laisser derrière eux leur famille, leur résidence et leur ferme, source de leur subsistance. Ceux qui décidèrent de partir à la conquête de l'Ouest ont dû vendre ou donner leurs biens. Dellamen, la fille de Joseph Plamondon se souvient. « On avait une grande maison et un verger plein de fruits, de beaux arbres en fleurs, des vaches, des chevaux et des moutons. On avait aussi une grosse côte d'argile où on amassait la glaise pour fabriquer de petits morçeaux de vaisselle. »

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