TYPO: Art sacre
ICONE: ICO_AS_037 Attribué à François NORMAND et Gilles BOLVIN
Charlesbourg 1779 - Trois-Rivières 1854

Tombeau d'autel et tabernacle
provient de la seconde église de Champlain
vers 1820
bois peint et doré
Dépôt des Clercs de Saint-Viateur de Joliette
1963.014

F rançois Normand fait partie de ces maîtres sculpteurs à qui les administrateurs de la deuxième église de Champlain font appel, en 1820, pour construire cet autel. François Normand a vécu de 1779 à 1854 et il a travaillé principalement dans la région de Trois-Rivières.

L'autel constitue la pièce principale du mobilier de l'église. C'est vers lui que convergent toute l'architecture et la décoration intérieure et que se tendent les regards des fidèles, lorsque le prêtre célèbre la messe. Les sculpteurs déployaient donc toute leur habilité et leur savoir-faire dans l'exécution de ce mobilier précieux.

Différents styles se côtoient dans la décoration sculptée de l'autel. La partie inférieure, appelée tombeau d'autel, révèle une prolifération de motifs végétaux assortis en chutes ou en guirlandes. Les têtes d'angelots, à chaque extrémité du tombeau, semblent en assurer la garde. Au centre, dans un médaillon, un cœur enflammé transpercé d'une épée évoque le Sacré-Cœur.

En axe direct avec ce Sacré-Cœur, le motif sculpté sur la porte du tabernacle réfère à la Passion du Christ par l'image du pélican nourrissant ses petits. Toujours dans cet axe vertical, mais un peu plus haut, à l'étage de la monstrance, paraît le relief d'un ostensoir. On le reconnaît à sa partie vitrée qui sert à présenter l'hostie aux fidèles.

François Normand a emprunté des motifs aux styles baroque et néo-classique qui se sont développés en Europe au cours des 17e et 18e siècles. Le style baroque se reconnaît à la richesse décorative créée par une profusion de motifs ondulés, de volutes et d'arabesques. Quant au style néo-classique, il s'incarne surtout dans la partie supérieure de l'autel, la monstrance, notamment par la répartition des colonnettes de style corinthien qui suggèrent l'équilibre et la symétrie.

Le bois, ressource naturelle abondante, était bien entendu le matériau le plus utilisé dans la construction du mobilier religieux. Selon les moyens dont la fabrique disposait, on pouvait le recouvrir de feuilles d'or afin de lui donner un caractère plus précieux.

ICONE: ICO_AS_061 Artiste non identifié
France, École du Rhône, vers le 15e siècle

Christ portant sa croix et sainte Véronique
vers 1490
huile sur panneau de bois
Don de M. Nandor Loewenheim
1985.025

L a restauration de cette huile sur panneau de bois, à l'Institut canadien de conservation, en 1991-1992, a mis au jour plusieurs informations.

Un examen à la lumière infrarouge a révélé le dessin préparatoire sous-jacent à la peinture, dessin fait à la plume ou au crayon. Certaines parties sont dessinées au moyen de traits (hachures) parallèles ou croisés pour les parties plus sombres de la composition. Par contre, le personnage de Véronique est d'un dessin plus souple laissant supposer que deux artistes ont pu travailler sur le tableau.

De plus, l'enlèvement des surpeints a fait apparaître une forme architecturale dans la partie supérieure, tandis qu'aux angles inférieurs une découpe laisse supposer que ce panneau faisait partie d'un ensemble plus important, peut-être la prédelle, partie inférieure du retable.

Il était relativement courant pour les artistes de dessiner leur composition sur le support de bois préparé avant d'entreprendre l'application de la couleur à l'huile.

La scène se rapporte à un épisode de la montée du Christ au Calvaire qui n'est cependant pas relaté dans les Évangiles. Le visage ensanglanté de Jésus se serait imprimé sur le voile utilisé par Véronique pour l'essuyer.

ICONE: ICO_AS_038 Pierre HUGUET dit LATOUR
Québec 1749 - Montréal 1817

Bénitier et goupillon
fin du 19e siècle
argent
Dépôt de la fabrique de la paroisse
Notre-Dame-du-Saint-Rosaire, Mascouche
1991.254 - 1991.255