Culture, loisirs et société
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Terrebonne a connu, pendant ses cent premières
années de vie municipale, une vie sociale active. Nombreux sont
les organismes qui y ont vu le jour. La ville les a soutenus du mieux
quelle la pu. Avec les années, les sports et les loisirs
ont également pris une importance certaine. Peu à peu, la
ville sest dotée de parcs, de centres de loisirs et de lieux
de divertissement. En consultant les pages qui suivent, vous apprendrez
comment les gens de lépoque occupaient leurs temps libres.
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Avant le XXe siècle, les procès
verbaux de la municipalité de Terrebonne donnent peu de détails
au sujet des activités de divertissement des résidents.
Nous savons tout de même que les arts dramatiques, la musique
et les jeux de table occupent un certain nombre de personnes. Les lieux
publics par excellence sont le magasin général, la boutique
de forge et la place publique. À lintérieur de ces
lieux de rassemblement, des discussions passionnées ont lieu.
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Malgré tout, la vie continue. En 1937, Ernest Poitras donne toujours, à raison de deux fois semaine, des séances de petites vues au rez-de-chaussée de lhôtel de ville. Léchevin Miki Ouimet vient à sélever contre ce type de représentations. Après délibération, les membres du conseil se disent en «faveur de bonnes vues et espèrent que les programmes seront choisis à la satisfaction des autorités religieuses. Sans quoi, ils prendront les moyens nécessaires pour faire censurer le programme des vues avant leur représentation ». En 1942, une représentation par semaine a toujours lieu. Malgré tout, le cinéma conserve la faveur du public. En mai 1947, trois demandes sont faites à la ville de Terrebonne pour la construction dun théâtre (cinéma). Finalement, seul le cinéma Figaro voit le jour. Il est construit sur la rue St-Pierre. Le Figaro déloge rapidement les représentations de cinéma qui ont lieu dans les locaux de lhôtel de ville. Le Figaro devient, après quelques semaines, le seul diffuseur de la ville. Lédifice abritant ce cinéma appartient maintenant à la ville et est devenu le Théâtre du Vieux-Terrebonne. |
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La Deuxième Guerre Mondiale éclate
en 1939. Le Canada, directement impliqué, demande aux maires
du pays de faire la lecture dune proclamation qui appelle aux
armes les volontaires. Cette lecture est faite dans le kiosque du parc
Masson. Peu de temps après, une loi oblige tous les Canadiens
à senregistrer. Les personnes aptes sont obligées
de participer aux combats. Suite à cette décision du Premier
ministre Mackenzie King, le conseil vote unanimement la Résolution
contre la conscription pour service outre-mer. Alors que la guerre tire
à sa fin, le conseil propose une nouvelle résolution.
Celle-ci vient en opposition au projet daccueillir des réfugiés
européens au Canada. Il faut comprendre que Terrebonne nest
pas la seule municipalité à protester contre lémigration
européenne. Les gens sont peu et mal informés. Ils ne
savent pas nécessairement que des centaines de milliers de Juifs
ont été tués. La peur du communisme, qui est également
omniprésente dans la population, explique en partie ce geste.
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Malgré les apparences, cette époque en est une de misère à Terrebonne. Souvent les familles nont pas eu le temps de se rétablir du grand incendie de 1922. Les dettes se sont accumulées. Nombreuses sont les familles qui doivent vendre leur demeure pour éponger une partie de leurs dettes. Des enfants font la file pour recueillir les restes de repas des pensionnaires du collège St-Louis. Les salaires sont réduits. Cest la crise ! Comble de malheur, les grands travaux publics, qui permettent de faire vivre un certain nombre de familles, se terminent les uns à la suite des autres. En 1934, il est demandé au Comité de secours contre le Chômage à Québec, de dépenser de 300 à 500$ pour nourrir les familles des sans-travail. Avec ces montants dargent, ce sont plus de 300 personnes qui reçoivent le strict nécessaire. La St-Vincent-de-Paul est également importante dans le soutien aux plus démunis. Constatant que la crise ne semble pas sestomper, une longue résolution du conseil municipal encourage le retour à la terre pour les fils de cultivateurs et les jeunes sans travail. Un comité est formé à la demande du Service de Retour à la Terre du Ministère de la Colonisation. Ce comité doit «senquérir des sujets les plus aptes à être établis sur des lots de colonisation ». Déjà deux familles avaient quitté Terrebonne pour aller sétablir sur de nouvelles zones de colonisation. Des jeunes qui sont recrutés, plusieurs reviennent des lieux de colonisation après quelques semaines. |
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Devenue propriétaire de lancien
Collège St-Louis, la ville baptise cet immeuble Centre civique.
Les locaux sont loués ou prêtés à différents
organismes. La Chambre de Commerce des Jeunes est particulièrement
active. En 1951, elle fonde la première bibliothèque municipale
de Terrebonne et soccupe de sa gestion. La bibliothèque
trouve refuge au Centre civique. Elle déménagera en 1962
sur la rue St-Louis, dans lancien bureau de poste. Suite à
lachat des terrains de lancien Collège St-Louis,
les membres du conseil prennent la décision de construire un
terrain de jeux ou se retrouveront piscine, barboteuse, terrain de baseball
et court de tennis. Quelques jeux seront ajoutés par la suite.
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