Le point sur le Programme d'innovation Construire au Canada : de projet pilote à programme permanent
Novembre 2013
Plus que jamais, le gouvernement du Canada tente d'aider les laboratoires et les ateliers du Canada à transformer leurs idées en produits remarquables, lesquels se vendront dans le monde entier.
Pour que les innovations canadiennes puissent germer et grandir, nous devons continuer d'offrir des occasions par l'entremise du Programme d'innovation Construire au Canada (PICC) – en jumelant des petites et moyennes entreprises (PME) et leurs produits précommercialisés à des organisations gouvernementales qui peuvent utiliser les innovations pour combler leurs besoins.
La première question que l'on pose souvent aux entreprises canadiennes à la recherche de nouveaux contrats internationaux est si elles ont déjà vendu leur produit au Canada ou à leur propre gouvernement. Un contrat avec le gouvernement donne à une entreprise la crédibilité dont elle a besoin pour pénétrer un nouveau marché. Aider les entreprises novatrices du pays à réussir et à accroître leurs possibilités d'affaires favorise la croissance économique dont ont besoin les familles canadiennes. Des innovations fructueuses se traduisent par des emplois, et les emplois apportent la prospérité aux gens qui ont le cœur à l'ouvrage.
Les entreprises qui vendent leurs produits et services au gouvernement fédéral peuvent en faire valoir les avantages, accroître la portée de leurs activités et attirer des acheteurs éventuels de l'extérieur du gouvernement.
Comment cela fonctionne
Si vous n'êtes pas familier avec le programme lancé en 2010 en tant que projet pilote, le gouvernement du Canada agit comme premier utilisateur des innovations précommerciales. Les ministères fédéraux mettent à l'essai des prototypes mis au point par des entreprises canadiennes et fournissent une rétroaction pour contribuer à l'amélioration des produits et des services novateurs avant leur commercialisation à d'autres clients.
Ce programme s'avère particulièrement utile pour les PME, qui ont souvent de la difficulté à trouver les ressources requises pour mettre leurs produits et services novateurs en marché. Le Programme est géré par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) et mis en œuvre par le Bureau des petites et moyennes entreprises (BPME). Les entreprises participantes ont fortement appuyé ce programme depuis son lancement en 2010.
Le Programme comporte deux volets. Le premier volet permet de préciser les produits et services très novateurs à acheter, utiliser et évaluer afin d'appuyer les efforts de commercialisation des entreprises.
Le deuxième volet table sur les pratiques actuelles du BPME qui visent à faciliter l'accès aux activités d'approvisionnement du gouvernement fédéral par les PME et permettre à celles-ci de présenter des produits et services novateurs à des utilisateurs possibles de l'administration fédérale.
Le gouvernement participe à des événements régionaux et à des salons professionnels afin que les entreprises canadiennes puissent présenter leurs concepts innovateurs aux représentants fédéraux.
Lors de la clôture d'un appel de propositions, les soumissions sont évaluées au moyen d'un processus d'examen afin d'établir un bassin de propositions présélectionnées. TPSGC aide ensuite à jumeler les entreprises à des ministères pour la mise à l'essai de chacune des innovations présélectionnées.
S'il y a une bonne compatibilité entre l'innovation proposée et le ministère qui mènera les essais, TPSGC négocie un contrat avec l'entreprise sélectionnée pour l'essai de l'innovation, bien qu'il n'y ait aucune garantie qu'un contrat sera attribué.
D'autres cas de réussite
Essentiellement, ce programme peut aider les entreprises canadiennes à pénétrer des marchés nationaux et internationaux plus grands.
Ocean Sonics and Instrument Concepts
Ocean Sonics and Instrument Concepts, une entreprise établie en Nouvelle-écosse, est un excellent exemple. L'entreprise a décroché un contrat d'une valeur de 297 000 dollars dans le cadre du PICC pour son dispositif icListen, utilisé pour détecter l'activité nautique et la signaler au personnel de la sécurité à la frontière ainsi que pour transmettre des données à d'autres emplacements extérieurs.
« Le contrat est la première transaction commerciale de l'entreprise avec le gouvernement du Canada, et permet de concevoir un nouveau produit », a indiqué Desirée Stockermans, gestionnaire des activités.
L'entreprise a également conçu une bouée spéciale qui garde le dispositif à la verticale au fond de l'océan, de même qu'un système radio à la surface qui transmet les données recueillies. De telles données sont utiles pour planifier le transport par eau ou enregistrer les bruits d'animaux que les humains entendent ou voient rarement. L'aspect de la surveillance de la circulation maritime est nouveau pour l'entreprise.
« Le Programme nous a permis de faire notre entrée sur un nouveau marché
», a signalé Mme Stockermans, qui s'attend à une plus grande diversité commerciale de la part du gouvernement et du secteur privé.
Edgewater Computer Systems, Inc.
Après la réussite de la mise à l'essai de sa carte d'interface réseau E1553™ dans l'hélicoptère CH-146 Griffon annoncée dans le cadre du PICC en juillet 2012, le ministère de la Défense nationale a attribué à Edgewater Computer Systems Inc., d'Ottawa, un contrat de plusieurs millions de dollars pour terminer la certification de navigabilité de sa technologie phare d'interface réseau.
« Il s'agit possiblement du développement le plus important de l'histoire du dispositif Extended 1553 d'Edgewater, a mentionné Greg Fielding, vice-président d'Edgewater. L'obtention de la certification de la carte d'interface réseau E1553™ d'Edgewater, en vue de satisfaire aux exigences strictes de la Défense nationale en matière de navigabilité, ouvre la voie au déploiement élargi du produit sur des plateformes aéroportées multiples à l'échelle mondiale.
»
Le PICC en chiffres
Le premier appel de propositions, lancé en 2010, a généré 375 propositions; le deuxième appel, en 2011, a donné lieu à 335 propositions; et le troisième appel, en 2012, a entraîné 257 propositions.
Au début du mois de novembre 2013, plus de 60 contrats étaient signés avec des entreprises canadiennes pour que des ministères mettent à l'essai leurs produits et services.
Ce qu'il y a de nouveau
Au cours du présent exercice, le Programme a été rendu permanent, et le Plan d'action économique de 2012 y a affecté des fonds supplémentaires sur une période de trois ans. À partir de 2016, une somme de 40 millions de dollars par année sera consacrée de façon définitive au PICC.
Le 21 novembre 2013, la ministre Finley a annoncé un nouvel appel de propositions qui comprend maintenant un nouveau volet militaire, illustrant davantage l'engagement du gouvernement à l'égard de l'innovation et de la croissance économique au Canada.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur le Programme, veuillez consulter le site Web du Programme d'innovation Construire au Canada.
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