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Évaluation environnementale en vue de l'homologation au Canada d'un vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium
(AviPro® Megan® Vac 1)

Pour diffusion publique

le 10 novembre 2008

L'information contenue dans cette évaluation environnementale était pertinente lors de sa préparation. Il se peut que la situation ait changé depuis. Veuillez consulter la Section des produits biologiques vétérinaire de la Division de la santé des animaux terrestres, si vous avez des questions.


Table des matières

  • Résumé
  • 1. Introduction
    • 1.1 Mesure proposée
    • 1.2 Contexte général
  • 2. Objet et nécessité de la mesure proposée
    • 2.1 Importance
    • 2.2 Justification
  • 3. Mesures possibles
  • 4. Caractéristiques moléculaires et biologiques des organismes donneurs et recombinants
    • 4.1 Identification, provenance et souches des organismes donneurs
    • 4.2 Provenance, description et fonction du matériel génétique exogène
    • 4.3 Méthode de modification génétique
    • 4.4 Stabilité génétique et phénotypique de l'organisme vaccinal
    • 4.5 Transfert horizontal de gènes et possibilités de recombinaison
    • 4.6 Gamme d'hôtes, spécificité, tropisme tissulaire et possibilités de propagation ou d'excrétion virale
    • 4.7 Comparaison des organismes modifiés et des organismes donneurs
    • 4.8 Voie d'administration/de transmission
  • 5. Innocuité pour l'humain
    • 5.1 Données antérieures sur l'innocuité
    • 5.2 Risque d'exposition pour l'humain
    • 5.3 Conséquences possibles de l'exposition chez l'humain
    • 5.4 Pathogénicité du microorganisme donneur pour les humains
    • 5.5 Effet des manipulations génétiques sur la pathogénicité pour l'humain
    • 5.6 Risques associés à une large utilisation du vaccin
  • 6. Innocuité pour l'animal
    • 6.1 Données antérieures sur l'innocuité
    • 6.2 Devenir du vaccin chez les espèces visées et non visées
    • 6.3 Risque d'excrétion virale ou de propagation par suite de contacts entre des animaux vaccinés et des animaux visés et non visés
    • 6.4 Retour de virulence résultant de la réinoculation chez les animaux
    • 6.5 Effet d'une surdose chez les espèces visées et chez d'éventuelles espèces non visées
    • 6.6 Gamme d'hôtes et potentiel de diffusion du vecteur
  • 7. Environnement touché
    • 7.1 Étendue de la diffusion dans l'environnement
    • 7.2 Persistance du vecteur dans l'environnement/répercussions cumulatives
    • 7.3 Degré d'exposition des espèces non visées
    • 7.4 Comportement des microorganismes donneurs chez les espèces non visées
  • 8. Incidences sur l'environnement
    • 8.1 Risques et avantages
    • 8.2 Innocuité par rapport à d'autres vaccins
  • 9. Mesures d'atténuation
    • 9.1 Santé des travailleurs
    • 9.2 Manipulation d'animaux vaccinés ou exposés
  • 10. Surveillance
    • 10.1 Mesures d'ordre général
    • 10.2 Mesures visant les humains
    • 10.3 Mesures visant les animaux
  • 11. Consultations et personnes-ressources
  • 12. Conclusions et mesures mises en oeuvre
  • 13. Références

Résumé

Le vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium (AviPro® Megan® Vac 1) est constitué d'une souche vivante de la bactérie Salmonella typhimurium qui a été atténuée par la délétion de ses gènes cya et crp, lesquels inhibent respectivement la synthèse de l'adénylcyclase et celle de la protéine réceptrice de l'AMPc. Le vaccin est recommandé pour réduire la colonisation des organes internes des jeunes poulets en croissance par Salmonella typhimurium, Salmonella enteritidis et Salmonella heidelberg, et pour réduire la colonisation de leur jabot et de leur tube digestif, incluant le caecum, par Salmonella enteritidis. Le vaccin doit être administré aux poussins d'un jour par vaporisation, puis une dose de rappel doit être administrée dans l'eau d'abreuvement au 14e jour. La Section des produits biologiques vétérinaires de l'Agence canadienne d'inspection des aliments a évalué ce vaccin en vue de son homologation au Canada. Conformément aux exigences régissant l'homologation de ce produit au Canada, une évaluation environnementale a été effectuée et un document public a été rédigé, contenant de l'information sur les caractéristiques moléculaires et biologiques de l'organisme vivant génétiquement modifié, sur l'innocuité pour l'animal visé et les animaux non visés, sur l'innocuité pour l'humain, sur les considérations environnementales et les mesures d'atténuation du risque.

1. Introduction

1.1 Mesure proposée

L'homologation des produits biologiques vétérinaires en vue de leur utilisation au Canada relève de la Section des produits biologiques vétérinaires (SPBV) de la Division de la santé des animaux terrestres de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). La SPBV est habilitée à réglementer les produits biologiques vétérinaires au Canada par la Loi sur la santé des animaux et son règlement d'application. Tout produit biologique vétérinaire fabriqué, vendu ou présenté en vue d'une utilisation au Canada doit satisfaire aux exigences de l'ACIA en matière d'innocuité, de pureté, de puissance et d'efficacité. La société Lohmann Animal Health International (Winslow, ME, USA) a demandé l'homologation au Canada du vaccin suivant :

  • Vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium (marque de commerce : AviPro® Megan® Vac 1), code de produit de l'USDA 19C1.01, dossier ACIA 800VB/S5.0/M1.

L'évaluation environnementale a été réalisée par la SPBV dans le cadre de l'évaluation globale du vaccin mentionné ci-dessus en vue de son homologation au Canada.

1.2 Contexte général

Le vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium est fabriqué par la société Lohman Animal Health International (permis américain d'établissement de produits biologiques vétérinaires no 196) et est actuellement homologué pour la vente aux É.-U. Ce vaccin aviaire, qui est destiné à être administré aux poussins d'un jour, puis à l'âge de 14 jours, a pour but de réduire la colonisation des organes internes des jeunes poulets en croissance par Salmonella typhimurium, Salmonella enteritidis et Salmonella heidelberg, et pour réduire la colonisation de leur jabot et de leur tube digestif, incluant le caecum, par Salmonella enteritidis.

Partout dans le monde, des cas humains de maladie bactérienne d'origine alimentaire sont souvent attribués au groupe de pathogènes intracellulaires facultatifs appelé Salmonella spp. (Zhang-Barber et al., 1999). La salmonellose chez les humains est une maladie dont la gravité est variable, qui peut rester subclinique ou aller jusqu'à entraîner la mort du sujet, selon le sérovar et le sujet atteint, mais elle est si fréquente qu'on la considère comme une maladie importante sur le plan de la santé publique (White et al., 2001). Les infections humaines à Salmonella impliquent habituellement des sérotypes « paratyphoïdes » ou « non typhoïdes » non spécifiques de l'hôte, lesquels sont particulièrement préoccupants à cause de leur nature zoonotique et de leur capacité d'infecter divers animaux, notamment des oiseaux, des mammifères, des reptiles et même des insectes (Davison, 2005). On estime à près de 2 500 les sérotypes paratyphoïdes existants (Trevejo et al., 2003).

Les animaux domestiques, notamment ceux élevés pour la production alimentaire, seraient un réservoir important de cette maladie chez les humains (Khakhria, et al., 1997). Par exemple, des infections à Salmonella sont souvent présentes dans les troupeaux de volaille commerciaux, dont les produits destinés à la consommation humaine peuvent devenir contaminés à divers points de la chaîne de production des aliments. Au cours des deux dernières décennies au Canada, certains sérotypes ont été couramment impliqués dans des cas de maladie d'origine alimentaire et ont été décelés dans les troupeaux de volaille; il s'agit de Salmonella typhimurium, de Salmonella enteritidis et de Salmonella heidelberg, (Foley et al., 2007; Zhang et al., 2005; Guérin et al., 2004; Khakhria et al., 1997; Poppe et al., 1991a; Poppe et al., 1991b).

La salmonellose paratyphoïde peut se transmettre à la volaille directement d'un sujet à l'autre dans un troupeau, de façon zoonotique par des rongeurs ou encore à partir de milieux ou d'aliments contaminés (Davison, 2005). Chez les très jeunes oiseaux, les infections causées par la Salmonella de sérotype paratyphi peuvent entraîner un faible niveau de mortalité et de morbidité et se manifester par des signes cliniques non spécifiques comme la diarrhée, la déshydratation, la dépression et un retard de croissance. On observe rarement des signes cliniques de la maladie chez les oiseaux adultes; en effet, les sujets infectés restent souvent des porteurs asymptomatiques qui peuvent propager l'infection. Les méthodes utilisées pour lutter contre la Salmonella de sérotype paratyphi dans les troupeaux de volaille vont de mesures d'élevage et d'hygiène strictes à l'utilisation d'antibiotiques à titre prophylactique, de probiotiques (principe de l'exclusion compétitive) et de vaccins (Zhang-Barber et al., 1999).

Le vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium est constitué d'une culture vivante d'une souche de Salmonella typhimurium qui a été atténuée par la délétion de ses gènes cya et crp, lesquels encodent respectivement l'adénylcyclase et la protéine réceptrice de l'adénosine monophosphate cyclique (AMPc). L'adénylcyclase est une enzyme qui catalyse la synthèse de l'AMPc à partir de l'adénosine triphosphate. Le récepteur de l'AMPc, qui est activé par la liaison de l'AMPc, module la transcription de nombreux gènes (et d'opérons). La mutation des gènes cya et crp fait en sorte que cette souche de Salmonella typhimurium est incapable de dégrader les sources de carbone autres que le glucose, qu'elle est déficiente dans le transport des glucides, des peptides et des acides aminés et qu'elle est incapable de produire des flagelles. Par conséquent, la croissance du double mutant Δcya Δcrp est plus lente et sa capacité d'envahir et d'infecter les organes internes (p. ex. la rate et le foie) est réduite, ce qui le rend en fait non virulent (Curtiss et Kelly, 1987; Hassan et Curtiss, 1994a; Hassan et Curtiss, 1994b; Hassan et Curtiss 1996; Zhang et al., 1999).

2. Objet et nécessité de la mesure proposée

2.1 Importance

Selon son étiquette, le AviPro® Megan® Vac 1 est destiné à être administré par vaporisation à des poussins d'un jour pour réduire la colonisation des organes internes des jeunes poulets en croissance par Salmonella typhimurium, Salmonella enteritidis et Salmonella heidelberg et pour réduire la colonisation de leur jabot et de leur tube digestif, incluant le caecum, par Salmonella enteritidis. Une dose de rappel administrée dans l'eau d'abreuvement est recommandée à l'âge de 14 jours.

2.2 Justification

La SPBV évalue les demandes d'homologation de produits biologiques vétérinaires en vertu de la Loi sur la santé des animaux et de son règlement d'application. Les critères d'homologation généraux sont les suivants : a) le produit doit être pur, sûr, puissant et efficace; b) le produit doit être homologué dans son pays d'origine; c) les composants du vaccin doivent être adaptés aux caractéristiques de la maladie au Canada; d) le produit doit être fabriqué et vérifié conformément aux « bonnes pratiques de fabrication » généralement reconnues. Le vaccin susnommé, fabriqué aux États-Unis, remplit ces critères et ne présente aucun risque inacceptable à l'importation; la SPBV a donc entrepris de l'évaluer en vue de son homologation.

3. Mesures possibles

Les deux mesures envisagées sont de a) délivrer à la société Asea Inc. un Permis pour l'importation de produits biologiques vétérinaires l'autorisant à importer des États-Unis le vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium, dans la mesure où ce vaccin satisfait à toutes les exigences d'homologation, ou de b) ne pas délivrer de Permis pour l'importation de produits biologiques vétérinaires pour ce vaccin, parce qu'il ne satisfait pas aux exigences d'homologation.

4. Caractéristiques moléculaires et biologiques des organismes donneurs et recombinants

4.1 Identification, provenance et souches des organismes donneurs

L'organisme donneur, soit le sérovar typhimurium de Salmonella enterica (Salmonella typhimurium) a été isolé à l'origine chez un cheval moribond durant une étude de surveillance de la Salmonella dans l'État de New-York. Il a été administré par la suite à un poulet d'un jour de race Leghorn, puis ré-isolé cinq jours plus tard à partir de tissus profonds du poulet. La souche sauvage est désignée Salmonella typhimurium UK-1 χ3761. On a signalé pour la souche χ3761 une DL50 de 3x103 unités formatrices de colonies (CFU) chez des poussins d'un jour (Hassan et Curtiss, 1994b).

4.2 Provenance, description et fonction du matériel génétique exogène

Aucun gène exogène n'a été ajouté au génome de Salmonella typhimurium; des gènes du chromosome bactérien ont plutôt été délétés.

4.3 Méthode de modification génétique

Les détails des méthodes utilisées pour effectuer la modification génétique de l'organisme vaccinal figurent dans les dossiers de la SPBV.

4.4 Stabilité génétique et phénotypique de l'organisme vaccinal

La stabilité de l'organisme de la souche mère a été vérifiée aux réinoculations « x » et « x+5 ». La culture de l'organisme de la souche mère au niveau le plus élevé de production possible n'a pas rétabli sa capacité de croître sur une gélose minimale contenant du maltose, du mélibiose, du xylose, du sorbitol, du lactose, du saccharose ou du rhamnose comme seule source de carbone, ce qui indique que l'organisme vaccinal n'a pas récupéré le phénotype de l'organisme sauvage donneur. Étant donné que les défauts génétiques introduits dans l'organisme vaccinal l'ont été au moyen de mutations par délétion, il est très peu probable (comparativement à un système d'inactivation reposant sur une modification de quelques nucléotides seulement) que des mutations spontanées aléatoires puissent restaurer le génotype de l'organisme donneur. Bien qu'il soit possible par procédé in vitro de masquer le phénotype constitué par une mutation entraînant la perte de fonction du gène cya en fournissant des cellules produisant de l'AMPc supplémentaire, la quantité d'AMPc produite par des cellules mammaliennes ne serait pas suffisante pour compenser la perte du gène cya (Curtiss et Kelly, 1987). En outre, la double mutation chez l'organisme vaccinal fait en sorte que la restauration de la fonction d'un seul des deux gènes ne serait pas suffisante pour rétablir le phénotype de l'organisme donneur.

4.5 Transfert horizontal de gènes et possibilités de recombinaison

Étant donné qu'elle ne contient aucun nouveau gène, la souche vaccinale ne présente pas plus de danger comme source d'ADN que la souche originale de Salmonella typhimurium.

La bactérie Salmonella typhimurium peut acquérir des gènes par transfert horizontal de gènes (THG). En fait un groupe de chercheurs a émis l'hypothèse que près du quart du génome du sérovar typhimurium de Salmonella enterica pourrait avoir été acquis par transfert latéral (horizontal) de gènes (Porwollik et McClelland, 2003). L'organisme vaccinal contient des délétions entraînant une perte de fonction de deux gènes, cya et crp. Les loci de ces deux gènes sont situés à environ onze minutes l'un de l'autre (l'équivalent d'environ 550 kilobases [kb]) sur le chromosome de Salmonella typhimurium (Curtiss et Kelly, 1987). Il est possible qu'un THG arrive à rétablir la fonction de l'un de ces deux gènes. Toutefois, leur éloignement l'un de l'autre sur le chromosome fait en sorte qu'il est peu probable que de l'ADN introduit soit suffisamment long pour contenir ces deux gènes. Par exemple, la longueur du fragment d'ADN que contient la tête d'un bactériophage n'est que d'environ 44 kb. Par conséquent, les gènes sont trop éloignés l'un de l'autre pour être compris dans un seul fragment d'ADN porté par une particule de transduction. Comme le THG est déjà un événement rare, il serait hautement improbable que deux de ces événements rares se produisent dans la même cellule et puissent restaurer les deux gènes.

4.6 Gamme d'hôtes, spécificité, tropisme tissulaire et possibilités de propagation ou d'excrétion virale

Étant donné qu'elle ne contient aucun nouveau gène, la souche vaccinale ne présente pas plus de danger comme source d'ADN que la souche originale de Salmonella typhimurium. La bactérie Salmonella typhimurium peut acquérir des gènes par transfert horizontal de gènes (THG). En fait un groupe de chercheurs a émis l'hypothèse que près du quart du génome du sérovar typhimurium de Salmonella enterica pourrait avoir été acquis par transfert latéral (horizontal) de gènes (Porwollik et McClelland, 2003). L'organisme vaccinal contient des délétions entraînant une perte de fonction de deux gènes, cya et crp. Les loci de ces deux gènes sont situés à environ onze minutes l'un de l'autre (l'équivalent d'environ 550 kilobases [kb]) sur le chromosome de Salmonella typhimurium (Curtiss et Kelly, 1987). Il est possible qu'un THG arrive à rétablir la fonction de l'un de ces deux gènes. Toutefois, leur éloignement l'un de l'autre sur le chromosome fait en sorte qu'il est peu probable que de l'ADN introduit soit suffisamment long pour contenir ces deux gènes. Par exemple, la longueur du fragment d'ADN que contient la tête d'un bactériophage n'est que d'environ 44 kb. Par conséquent, les gènes sont trop éloignés l'un de l'autre pour être compris dans un seul fragment d'ADN porté par une particule de transduction. Comme le THG est déjà un événement rare, il serait hautement improbable que deux de ces événements rares se produisent dans la même cellule et puissent restaurer les deux gènes.

4.7 Comparaison des organismes modifiés et des organismes donneurs

On n'a observé aucune différence entre le profil de lipopolysaccharides (LPS) de l'organisme vaccinal et celui de la souche de Salmonella typhimurium donneuse, et les deux bactéries expriment l'antigène O. L'organisme vaccinal modifié conserve le plasmide d'environ 91 kb présent naturellement chez la bactérie donneuse. Les deux bactéries peuvent fermenter le glucose et le mannose, mais contrairement à Salmonella typhimurium sauvage, l'organisme vaccinal ne peut pas utiliser le maltose, le mannitol, le sorbitol, le saccharose, le mélibiose, le rhamnose ou le xylose présent comme seule source de carbone à cause des mutations par délétion des gènes cya et crp. La souche mutante croît un peu plus lentement que l'organisme donneur sur le milieu Luria-Bertani (Zhang et al., 1998). Contrairement à la souche de Salmonella typhimurium donneuse, qui est virulente pour les jeunes poussins (DL50 de 3x103 CFU), la souche de Salmonella typhimurium Δcya Δcrp a perdu la capacité de provoquer la maladie, et sa valeur de DL50 a été estimée à plus de 4x109 CFU chez des poussins d'un jour (Hassan et Curtiss, 1994b).

4.8 Voie d'administration/de transmission

On recommande d'administrer le vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium aux poussins d'un jour par vaporisation. On recommande également d'administrer une dose de rappel dans l'eau d'abreuvement à l'âge de 14 jours.

5. Innocuité pour l'humain

5.1 Données antérieures sur l'innocuité

La souche vaccinale n'a pas été administrée directement à des humains.

5.2 Risque d'exposition pour l'humain

Le risque d'exposition humaine devrait se limiter aux employés de l'usine de fabrication, aux vétérinaires, aux techniciens en santé animale et aux personnes oeuvrant dans les poulaillers. Le délai d'attente de 21 jours indiqué pour ce produit devrait réduire le risque que des humains soient exposés à l'organisme vaccinal par le biais de la transformation ou de la consommation de la viande provenant de poulets vaccinés. Les données provenant d'une étude sur le terrain effectuée par le fabricant indiquent qu'aucun organisme vaccinal (ni Salmonella typhimurium sauvage ni aucune autre espèce indigène de Salmonella) n'a été récupéré dans les eaux de rinçage de carcasses de poulets à griller vaccinés. En outre, même en présence d'une faible contamination de la viande de volaille, l'exposition des aliments à la souche vaccinale dans les viandes cuites est improbable puisque le vaccin est rapidement inactivé à 56 °C. Ces conclusions ont été corroborées dans un rapport préparé par le Bureau des dangers microbiens de Santé Canada qui indique que l'utilisation de ce vaccin ne devrait représenter qu'un faible risque pour la santé de la population canadienne qui pourrait être exposée par le biais de la viande de poulet à griller (Couture et al., 2008). Santé Canada n'a pas examiné le risque pour la santé humaine que pourrait représenter l'utilisation du vaccin chez les pondeuses, chez d'autres espèces ou par d'autres voies d'administration (Couture et al., 2008).

5.3 Issues possibles de l'exposition chez l'humain

Une exposition chez l'humain ne devrait pas avoir un impact important sur la santé. Le fabricant a indiqué qu'aucun événement indésirable grave n'a été signalé chez les préposés à la fabrication du vaccin ni chez ceux qui manipulent les poulets vaccinés.

5.4 Pathogénicité du microorganisme donneur pour les humains

Comme on l'a indiqué précédemment, le microorganisme donneur, Salmonella typhimurium, a une large gamme d'hôtes, et certaines souches peuvent provoquer la maladie chez l'humain (Foley et al., 2007; Trevejo et al., 2003). Ces souches sont à l'origine d'une forte proportion des maladies d'origine alimentaire chez les humains dans le monde, et certainement en Amérique du Nord. (Foley et al., 2007; Khakhria et al., 1997). Chez les humains, la salmonellose non typhoïde, comme celle causée par Salmonella typhimurium, se manifeste habituellement par une gastroentérite spontanément résolutive qui ne requiert que rarement une antibiothérapie (Trevejo et al., 2007). Les graves complications telles que la septicémie, la pneumonie, la méningite et éventuellement la mort s'observent moins fréquemment — surtout chez les enfants, les personnes âgées et les populations immunodéficientes (Trevejo et al., 2007). La souche sauvage donneuse, soit la souche Salmonella typhimurium UK-1 χ3761, utilisée pour créer la souche vaccinale double mutante non pathogène, n'a pas fait elle-même l'objet de tests chez l'humain.

5.5 Effet des manipulations génétiques sur la pathogénicité pour l'humain

La délétion des gènes cya et crp réduit le potentiel de pathogénicité pour l'humain, car elle entraîne la dysrégulation de la transduction du signal médiée par l'AMPc et l'expression génique régulée par la CRP.

5.6 Risques associés à une large utilisation du vaccin

Aucun risque associé à une large utilisation du vaccin n'a été déterminé.

6. Innocuité pour l'animal

6.1 Données antérieures sur l'innocuité

L'innocuité du vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium a été évaluée dans des conditions normales de production de volaille à grande échelle dans trois exploitations avicoles situées à des emplacements différents aux É.-U. Environ 57 500 poussins ont été vaccinés au moyen de deux doses du produit, à partir de l'une des trois séries antérieures à la délivrance du permis. L'administration du vaccin n'a pas eu d'effet négatif sur la viabilité, le poids ou le taux de condamnation des carcasses à l'abattage, comparativement à des poulets non vaccinés élevés dans des poulaillers jumelés sur la même exploitation, ou par rapport aux données antérieures. En outre, l'autopsie des poulets dans le cadre des études d'innocuité effectuées par le fabricant n'a révélé aucune lésion ni aucun signe macroscopique de maladie des organes internes. Le vaccin est homologué pour la vente aux É.-U. depuis 1998.

L'organisme de la souche mère a également été administré à de jeunes chats, rats, souris, pigeons, canards, cailles et dindons; aucun signe clinique de maladie ou de mortalité n'a été observé chez ces espèces non visées.

6.2 Devenir du vaccin chez les espèces visées et non visées

L'organisme vaccinal a pu être cultivé à partir d'extraits du duodénum, de l'iléon, du gros intestin, de la rate, du foie, des poumons, du coeur, des reins, de l'appareil génital et du caecum d'oiseaux vaccinés quatorze jours après leur inoculation, ce qui indique que les modifications génétiques ne modifient pas la dissémination naturelle de Salmonella typhimurium.

6.3 Risque d'excrétion virale ou de propagation par suite de contacts entre des animaux vaccinés et des animaux visés ou non visés

Les poulets inoculés excrètent l'organisme vaccinal, tout comme Salmonella typhimurium. Toutefois, alors que la totalité des oiseaux qui ont reçu l'organisme donneur continuent d'excréter la bactérie, 77 % des oiseaux qui ont reçu une dose de vaccin n'excrètent plus l'organisme après la 8e semaine, ce qui indique que Salmonella typhimurium Δcya Δcrp a de la difficulté à établir un état de porteur persistant. La souche modifiée de Salmonella typhimurium conserve également le potentiel de se propager, car on a pu la cultiver 14 jours après une exposition d'un sous-ensemble d'oiseaux témoins gardés en contact avec des poussins ayant reçu le vaccin.

6.4 Retour de virulence résultant de la réinoculation chez les animaux

Le fabricant a entrepris une étude sur le retour de la virulence. Sept jours après l'administration orale du vaccin au premier groupe de poussins, les rates de ces animaux ont été prélevées et homogénéisées et la suspension de tissus a été administrée à un autre groupe de poussins. Le nombre d'unités formatrices de colonies de Salmonella typhimurium Δcya Δcrp dans les homogénats de rate a été mesuré après chaque réinoculation. Aucun organisme vaccinal n'a été récupéré dans la rate des poussins après la troisième réinoculation. Le matériel isolé après la dernière réinoculation a été soumis à une analyse par transfert de Southern (sondes correspondant aux séquences des gènes cya et crp) sur l'ADN de la souche mère (x) et de la souche de production (x+5). La correspondance des bandes a démontré que la réinoculation successive chez les animaux visés n'a pas provoqué de modifications génétiques apparentes dans l'ADN entourant les délétions. Aucun signe clinique indiquant un retour de virulence de l'organisme vaccinal n'a été observé.

6.5 Effet d'une surdose chez les espèces visées et chez d'éventuelles espèces non visées

L'administration de l'organisme vaccinal à des poulets à environ cinq fois la dose (CFU) minimum prescrite libérée n'a entraîné aucune complication chez ces derniers (Hassan et Curtiss, 1994; Hassan et Curtiss, 1995; Zhang et al., 1998). Une surdose de l'organisme vaccinal a également été administrée à des souris sylvestres exogames, lesquelles peuvent parfois se retrouver dans les poulaillers et peuvent être porteuses de Salmonella spp. Des souris auxquelles on a administré deux doses du vaccin à trois jours d'intervalle sont restées en bonne santé pendant toute la période d'observation de 14 jours. Les souris inoculées n'ont pas semblé excréter la bactérie atténuée dans leurs fèces, et la souche modifiée de Salmonella typhimurium ne s'est pas propagée à des souris non traitées en contact avec les souris traitées.

6.6 Gamme d'hôtes et potentiel de diffusion du vecteur

La gamme complète d'hôtes de l'organisme vaccinal atténué n'a pas été vérifiée, mais elle devrait être la même que celle de la souche de Salmonella typhimurium donneuse.

7. Environnement touché

7.1 Étendue de la diffusion dans l'environnement

L'organisme vaccinal a été récupéré jusqu'à 17 semaines après l'inoculation dans des frottis de la surface interne des isoloirs abritant les oiseaux vaccinés; toutefois, la bactérie modifiée n'a été récupérée qu'à certains moments au cours de cette période. Par contre, l'organisme de type sauvage prélevé à partir des isoloirs abritant les poulets inoculés avec la souche de Salmonella typhimurium donneuse a pu être cultivé pratiquement à chaque prélèvement durant les 17 premières semaines de la période de surveillance de 20 semaines. Ces données confirment l'hypothèse que la diffusion de l'organisme vaccinal dans l'environnement devrait être inférieure à celle de Salmonella typhimurium sauvage.

7.2 Persistance du vecteur dans l'environnement/répercussions cumulatives

On a indiqué que Salmonella typhimurium Δcya Δcrp croît plus lentement que l'organisme donneur sauvage et a perdu la capacité de métaboliser d'autres glucides que le glucose et le mannose. Ces lacunes, entre autres, provoquées par la délétion des gènes cya et crp devraient rendre l'organisme vaccinal moins persistant dans l'environnement. Le fabricant a décrit la souche de Salmonella typhimurium donneuse comme étant sensible aux antibiotiques suivants : amikacine, ampicilline, carbénicilline, céfoxitine, céphalotine, chloramphénicol, gentamicine, tétracycline, tobramycine, sulfate de triméthoprime, kanamycine, néomycine et streptomycine. Salmonella typhimurium Δcya Δcrp devrait rester sensible aux mêmes antibiotiques.

7.3 Degré d'exposition des espèces non visées

Le degré d'exposition des espèces non visées devrait être faible puisque le vaccin est administré surtout à des volailles domestiques gardées dans un poulailler. Des espèces non visées pourraient être exposées si de la litière de poulets contaminés était épandue dans les champs environnants. Toutefois, comme l'a confirmé la surveillance de l'environnement effectuée par le fabricant, Salmonella typhimurium Δcya Δcrp viable ne semble pas entraîner autant de contamination que Salmonella typhimurium sauvage. Bien que des souris puissent se retrouver à l'occasion dans les poulaillers, le fabricant a démontré que l'organisme vaccinal n'est pas dangereux pour cet organisme non visé. Salmonella typhimurium Δcya Δcrp s'est également révélé non virulent et sans danger lorsqu'il a été administré à des rats, des chats, des canards, des cailles et des dindons.

7.4 Comportement des microorganismes donneurs chez les espèces non visées

Comme on l'a déjà signalé, la souche donneuse de Salmonella typhimurium a une gamme d'hôtes très large et peut infecter une grande diversité d'espèces animales, notamment des mammifères, des reptiles, des oiseaux et des insectes (Davison, 2005). Salmonella typhimurium est non seulement capable de causer une maladie clinique aiguë chez des animaux (la souche donneuse sauvage, la souche UK-1 χ3761, a été isolée chez un cheval moribond), mais elle peut également causer des infections subcliniques chez certains sujets, lesquels deviennent porteurs et peuvent transmettre de façon prévisible la bactérie à d'autres animaux. Ainsi, Salmonella typhimurium a été isolé d'humains, d'animaux domestiques et d'animaux sauvages partout dans le monde et est considéré comme un organisme largement distribué dans l'environnement. Cette ubiquité est fort probablement due à la capacité de l'organisme de persister dans des réservoirs d'animaux porteurs largement répandus comme les rongeurs et les oiseaux sauvages, lesquels peuvent excréter l'organisme fréquemment et de façon persistante dans l'environnement (Davison, 2005).

8. Incidences sur l'environnement

8.1 Risques et avantages

Comme pour tout vaccin, les risques associés à la vaccination consistent en la possibilité de réactions indésirables. La souche vaccinale n'a présenté aucun risque dans le cadre des nombreuses études effectuées en laboratoire et sur le terrain, et l'innocuité du vaccin pour les poulets a été démontrée. Le vaccin présente l'avantage d'empêcher la colonisation et l'envahissement des viscères des poulets par les souches sauvages pathogènes Salmonella typhimurium, Salmonella enteritidis et Salmonella heidelberg (Hassan et Curtiss, 1994b; Hassan et Curtiss, 1996; Holt et al., 2003). Ces trois souches sont celles qui colonisent le plus fréquemment les volailles et qui sont couramment impliquées dans les intoxications alimentaires chez les humains (salmonellose).

8.2 Innocuité par rapport à d'autres vaccins

Deux autres vaccins vivants contre Salmonella typhimurium sont déjà homologués au Canada. Les vaccins vivants contre la Salmonella se révèlent supérieurs aux formulations inactivées, probablement à cause de la capacité des organismes vivants d'envahir le tissu lymphoïde associé à la muqueuse intestinale et d'y stimuler la production d'anticorps, ce qui peut améliorer la réponse immunitaire adaptative. L'incorporation de délétions entraînant une perte de fonction de deux gènes distincts situés à une certaine distance l'un de l'autre sur le chromosome bactérien contribue à atténuer Salmonella typhimurium et à assurer l'innocuité du vaccin vivant.

9. Mesures d'atténuation

9.1 Santé des travailleurs

Le vaccin sera fabriqué par la société Lohmann Animal Health International (Maine, É.-U.), dans un établissement spécialisé dans la fabrication de produits biologiques vétérinaires agréé par le ministère de l'Agriculture des É.-U. Les personnes travaillant à la fabrication du vaccin, tels que les employés de l'installation de production, les vétérinaires, les techniciens en santé animale et les personnes oeuvrant dans les poulaillers, pourraient être exposées à l'organisme vivant génétiquement modifié. Comme l'organisme vaccinal est atténué par la délétion de deux gènes dont les fonctions sont indispensables, il ne devrait pas se révéler pathogène pour l'humain.

9.2 Manipulation d'animaux vaccinés ou exposés

Comme il est recommandé d'administrer le vaccin par vaporisation de grosses particules, il est possible d'être exposé durant la manipulation des poussins vaccinés. Dans le mode d'emploi du vaccin, on conseille l'emploi d'un masque et de gants lors de la manipulation du vaccin et on recommande d'éviter de respirer les particules de vaccin en aérosol afin de réduire l'exposition.

10. Surveillance

10.1 Mesures d'ordre général

Conformément à la réglementation visant l'homologation des vaccins au Canada, les fabricants doivent signaler à l'ACIA toute réaction indésirable importante soupçonnée au cours des 15 jours suivant la réception d'un avis de la part d'un propriétaire ou d'un vétérinaire. Les vétérinaires peuvent également signaler directement à l'ACIA les cas de réaction indésirable soupçonnée. Si la SPBV reçoit une plainte relativement à une réaction indésirable, elle demande au fabricant de mener une enquête et de préparer un rapport à l'intention de l'ACIA et du vétérinaire qui s'occupe de l'animal. Si le problème est résolu à la satisfaction du vétérinaire/client, la SPBV n'exige habituellement aucune autre mesure. Cependant, si les résultats de l'enquête ne sont pas satisfaisants, la SPBV peut prendre des mesures réglementaires, lesquelles peuvent consister, selon le cas, à exiger des études d'innocuité supplémentaires, à suspendre temporairement la vente du produit ou à retirer celui-ci du marché.

10.2 Mesures visant les humains

On ne procédera à aucune surveillance particulière de l'innocuité du produit à l'égard des humains.

10.3 Mesures visant les animaux

les vétérinaires, les vaccinateurs et les fabricants doivent signaler toute réaction indésirable soupçonnée à la SPBV, conformément aux dispositions énoncées ci-dessus. À cette fin, on divise les réactions indésirables en trois types. Les réactions de type 1 consistent en une réaction généralisée, anaphylactique ou d'hypersensibilité exigeant un traitement vétérinaire, comme les suivantes : fièvre persistante, décubitus, léthargie persistante, diminution du degré d'activité, tremblements musculaires, frissons, hypersalivation, dyspnée et autres problèmes respiratoires, cyanose, diarrhée, vomissements, coliques et autres problèmes gastro-intestinaux, problèmes oculaires, avortements et autres problèmes de reproduction, signes neurologiques. Les réactions de type 2 sont celles qui entraînent la mort ou une augmentation du taux de mortalité après la vaccination. Les réactions de type 3 sont des réactions persistantes localisées, comme les suivantes : oedème, abcès, granulomes, fibrose, alopécie, hyperpigmentation, douleur excessive au point d'injection. Les réactions indésirables soupçonnées doivent être signalées au moyen du formulaire Déclaration des évènements indésirables soupçonnés à l'égard des produits biologiques vétérinaires (CFIA/ACIA 2205).

11. Consultations et personnes-ressources

Fabricant :

Lohmann Animal Health International
375 China Road, postal office box 255
Winslow, Maine 04901, USA

Santé Canada :

Bureau des dangers microbiens
Santé Canada
Immeuble Sir Frederick Banting, 4e étage ouest
Pré Tunney
Ottawa (Ontario) K1A 0L2

12. Conclusions et mesures mises en oeuvre

Après l'évaluation des données disponibles, la SPBV est arrivée à la conclusion que l'importation et l'utilisation au Canada du vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium (marque de commerce : AviPro® Megan® Vac 1), code de produit de l'USDA 19C1.01, dossier ACIA 800VB/S5.0/M1, ne devrait avoir aucun effet indésirable important sur l'environnement, à condition qu'il soit fabriqué et testé comme il est décrit dans le protocole de production et qu'il soit utilisé selon le mode d'emploi figurant sur l'étiquette.

À la lumière des résultats de la présente évaluation et une fois le processus d'homologation terminé, le Permis pour l'importation de produits biologiques vétérinaires de la société Asea Inc. sera modifié de façon à permettre à cette dernière d'importer et de distribuer le produit suivant au Canada :

  • Vaccin à culture vivante de Salmonella typhimurium (marque de commerce : AviPro® Megan® Vac 1), code de produit de l'USDA 19C1.01, dossier ACIA 800VB/S5.0/M1.

Toutes les séries de ce produit doivent être autorisées par USDAavant qu'elles ne soient importées au Canada. Toutes les conditions précisées dans le Permis pour l'importation de produits biologiques vétérinaires doivent être respectées lors de l'importation et de la vente de ce produit.

13. Références

Bureau des dangers microbiens (2008) Salmonella typhimurium Vaccine, Live Culture, USDA Product Code 19C1.01. Internal Correspondence/Memorandum.

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Préparée et révisée par :

Section des produits biologiques vétérinaires
Division de la santé des animaux terrestres
Agence canadienne d'inspection des aliments