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RELIGIEUSES

Services domestiques

Nun 1La fabrication des hosties
Champagne, p. 147 et 293.

Les tâches pour lesquelles les sœurs étaient responsables sont décrites sommairement à la fin de leur journal : laver les vêtements des missionnaires ainsi que la lingerie de l'église et de la chapelle, nettoyer la maison de l'évêché, de l'église et des chapelles portatives des missionnaires. Elles s'occupaient aussi de laver tous les vêtements des missions Dunvegan et du lac Lesser Slave. Pendant le printemps 1882, elles ont reçu un petit four spécial pour la fabrication des hosties de soeur Charlebois. Avant, elles étaient obligées de préparer toutes les hosties pour les missions du vicaire sur la cheminée ou au-dessus du fourneau. Elles devaient tenir un long moule quelque peu semblable à un long fer avec manche pour les gaufres. C'était un travail très fatigant. Parfois, elles n'arrivaient pas à fournir à la demande.

Par la suite, les Soeurs du Précieux-Sang, un ordre de soeurs cloîtrées, se sont établies dans le diocèse et spécialisées dans la production d'hosties. Nous achetions nos réserves d'elles, libérant les sœurs à la mission pour qu'elles fassent d'autres corvées. Le pain aussi était acheté de la ville après les années 1940.


Nourriture
Placards vides, p. 87.

Vers fin avril 1871, le travail était en cours. De nouveau, l'équipe a pris le maximum de réserves en nourriture de la mission, laissant les sœurs avec des placards vides. Les chroniques des soeurs décrivent comme elles étaient dépendantes d'un pêcheur pour pourvoir à leurs besoins quotidiens. Courageusement, elles ont accepté les difficultés et le travail qui était exigé d'elles, étaient très économes et supportaient les difficultés.


Métier à tisser
Champagne, p. 165, 181 et 183.

Laisser les enfants aller dehors avait des avantages inattendus. Les sœurs avaient maintenant le temps d'essayer leur nouveau métier à tisser, qu'elles avaient reçu l'année précédente. Frère Bowes l'a installé pour elles. Les gens sont venus de partout pour le voir, car ils n'en n'avaient jamais vu un avant. Les sœurs ont dit que c'était le premier à l'ouest du fleuve rouge. Faraud leur a également fait un rouet. Les sœurs gardaient de vieux lainages, les effilaient, tournaient le filé et les tissaient en couvertures, en châles et en tapis. Une manière intelligente d'apporter les laines crues a été conçue avec le personnel arrivant le portant dans leurs oreillers; plus de quarante livres de laines ont été apportés ainsi de Saint-Boniface. Après leur arrivée, la laine a été échangée pour des plumes. Les sœurs faisaient des chemises de laine pour chacun des frères à la mission, une couverture chaude a été donnée à Frère Bowes pour le remercier de son aide précieuse et un tapis a été tissé pour le plancher de l'évêque Faraud. Les sœurs n'ont pas oublié l'évêque Grandin et lui ont envoyé un tapis de vingt verges.

Elles avaient le temps pour faire du tissage. Un carré de chiffon de dix pieds carrés a été envoyé au lac Lesser Slave et un tapis de chevet tissé de deux verges et demi a été envoyé à leur mère supérieure. Tout le monde y avait travaillé, voulant mettre un peu d'elles-mêmes dans ce cadeau.

Notre vielle soeur Daunais a tellement tourné le fuseau que soeur Beliveau pouvait, malgré ses corvées habituelles, tisser de belles flanelles de quarante-quatre verges pour en faire des châles chauds afin de recouvrir nos pauvres petits Indiens.


Vêtements
Champagne, p. 151, 177 et 225.

Non seulement les règles étaient-elles quelque peu enfreintes en ce qui concerne la discipline religieuse mais des allocations matérielles avaient dû être faites en raison des conditions prévalant ici. Les sœurs portaient des mocassins car elles n'avaient pas leurs chaussures habituelles. Leurs tabliers n'étaient pas faits du tissu bleu rayé habituel mais en « indienne », un coton bon marché, largement disponible à cette époque. Les sœurs portaient également leurs lourds manteaux pour aller à la messe ou pour sortir et elles avaient des courtes capes avec des capuchons plutôt que leurs chapeau et manteau habituels, car elles étaient trop pauvres pour avoir autre chose.

Les sœurs ne voulaient pas seulement dépendre de cadeaux charitables, si bien qu'elles avaient vendu des chapeaux de paille tissés à la main pour une somme de 21 $.

Au Lac La Biche, il n'y avait plus de tendon, pas de cuir, plus de bison et plus d'orignaux, ce qui signifie plus de chaussures.


Blanchisserie
Champagne, p. 148, 149, 166, 295 et 296.

Tout le travail était fait par les deux sœurs Guenette et Tissier et les quelques « données » restantes, car c'était de plus en plus difficile de trouver des jeunes femmes du Québec qui voulaient devenir des Sœurs Grises, préférant aller aux États-Unis et y travailler. On se souvient encore qu'autour du Lac La Biche, les jeunes femmes travaillaient au couvent généralement pour les sœurs, en obtenant en échange une instruction. Le nombre d'entre elles qui travaillaient à ce moment-là n'est pas connu. Mais ces mains supplémentaires pour le travail domestique ont sûrement fait une différence dans la répartition du travail. En août 1871, une autre soeur, sœur Saint-Michel (Rose-Délima Prévost), est arrivée au Lac La Biche accompagnée de deux sœurs tertiaires. Elles ont été joyeusement accueillies par les autres sœurs.

School 2Il y avait beaucoup de travail; les sœurs faisaient leurs propres savons comme toutes les autres femmes pionnières de l'époque. Un bâtiment, le lavoir, était réservé à la blanchisserie. Dans les années 1940, le lavage des enfants pouvait être envoyé à la maison avec le courrier et un tarif de pensionnaire réduit était demandé, sept dollars au lieu de dix par mois. Mais il y avait encore beaucoup de lavage à faire pour les enfants et pour tout le personnel de la mission. Laver représentait une corvée très importante et la sœur blanchisseuse portait son costume qui pour certains était insupportable.

Entre-temps, les sœurs avaient pris une journée pour laver les vêtements à côté du lac. Bien que le temps ne soit pas idéal, elles devaient faire avec.

En 1870, Faraud avait demandé une machine à coudre et une machine à laver pour les sœurs, car elles devaient faire et réparer les vêtements pour le personnel; le bois de la planche à laver étant dur sur les vêtements. La machine à coudre avait été reçue mais le nécessaire à la couturière avait été oubliés : les aiguilles de machine à coudre, le fil et la machine à huile spéciale. Elles ont reçu une machine à laver en 1872.

Les filles plus âgées réparaient les vêtements remplaçant des boutons et réparant des déchirures et étaient souvent responsables de leurs sœurs ou frères. Souvent, ces tâches se faisaient le samedi. Bien qu'il y ait une machine à coudre, il semble que seulement une sœur l'ait utilisé.


Four extérieur
Champagne, p. 149, 174, 235 et 293.

Puisque leur vieux fourneau avec son four ne satisfaisait pas leurs besoins, Alexis Reynard leur a construit un four extérieur en 1873. Il était dans un bâtiment couvert, assez grand pour inclure une salle qui a servi de boulangerie et de salle d'invité occasionnelle.

Quelque chose est arrivé au four extérieur cet été car un autre a été construit; selon Végreville, celui que le frère Alexis avait construit était trop grand. Un four de brique a été construit par le frère Boisramé qui faisait les briques en août 1881.

Un four de charbon de bois a été construit par Moalic et Alexandre qui ont été instruits sur cette technique par Frère Racette. Les pierres de moulin usées ont été remplacées.

Du pain était cuit régulièrement à l'école. Le four était installé dans la plus grande des salles de jeu qui, selon les besoins de l'année, était soit une salle de garçons ou de filles. Un homme s'est rappelé à quel point le pain sentait bon et était savoureux. Quand les Sœurs de Charité sont venues pour la première fois à la mission, elles ne cuisaient pas au four; un frère le faisait. Les choses ont cependant graduellement changé, car les sœurs étaient recrutées de l'Alberta. Le four était dehors mais avec les fours modernes, il est devenu possible et pratique de chauffer également l'école.


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